jeudi 16 septembre 2010
Le Black Metal et ses éternels attardés de fans
Les articles traitant du Black Metal et de son "idéologie" pullulent sur la toile et son funderground. On accorde au genre et à ses représentants des tas d'adjectifs, on leur fait porter les couleurs de mouvances pseudo-politiques, on analyse chaque symbole ornant les logos ou les pochettes d'albums, comme de vrais petits critiques d'art.
La plupart des auteurs de ces articles sont parfois des adolescents boutonneux heureux de se reconnaître dans quelque chose, découvrant les joies de la provocation, et nourrissant leur orgueil comme finalement n'importe quel branleur citadin.
Ça me ferait pourtant grandement plaisir-et je ne dois pas être le seul-que tous ces attardés arrêtent leurs pseudo analyses à deux francs.
Il est peut-être temps d'ouvrir un peu les yeux. Le monde serait le même sans le BM qu'avec, hormis pour ses fans. Le Black Metal n'est pas un genre porteur d'une quelconque idéologie construite et homogène. Rien de politique n'est jamais ressorti du Black Metal, seulement des faits divers dont les petits morveux apprennent avec délectation l'existence sur Wikipedia avant d'étaler leur nouvelle culture sur les forums.
Cramer des églises en Norvège a choqué les chrétiens dudit pays pendant quelques temps, et aujourd'hui personne ne s'en souvient, et le monde n'en a pas été changé. La seule chose qui reste de ces actions entreprises par des crétins adolescents découvrant l'adrénaline, ce sont des monuments historiques en moins.
Et d'autres faits divers de nourrir la fameuse idéologique seulement reconnue par les fans ou par quelques groupes un peu mongols. Un homo-sexuel balancé à l'eau par ici, des skinheads néo-nazis tabassés à coups de batte par là, et les grands interprètes de la philosophie du Black Metal arrivent et portent fièrement le drapeau. Wouah, que de grands évènements politiques, que d'idéologie, le monde en sera changé !
Non, jeunes gens. Le Black Metal est uniquement un genre musical, dont les représentants usent de symboles, d'images pour traiter des sujets folkloriques comme le mal (manichéen el Diablo, pas vraiment ce qu'on appelle du réalisme), ou des potacheries sur la sexualité non conventionnelle (pour ne pas dire déviante, sinon l'orgueil des ados qui découvrent la sodomie va enfler) ou la mort (de façon pas vraiment plus spirituelle que dans le Death ou le Grind).
C'est pas parce qu'on colle une image de camp de concentration sur une pochette d'albums qu'on est le nouvel fer de lance du nazisme. Ce n'est pas parce qu'on se met en scène avec des flingues et des crucifix retournés qu'on va faire la guerre aux chrétiens.
J'entends déjà les petits malins arriver en hurlant que les TRVE, ils y croient à leur combat et aux idées subtilement évoquées dans leurs textes ! D'ailleurs ils ont volé le sac d'une mémé et mis les personnages de la crèche communale dans des positions suggestives ! LES FOUS !!! TROP IDÉOLOGIQUES !
Non, faut vraiment arrêter de bander sur Vikernes parce qu'il a été en taule ou de croire que Famine est le nouveau leader du nationalisme "le moyennage cété tro b1 lé gen avé dé valeur pa kom ojourdui avéc la burka é lé arab".
Arrêtez de vous la raconter, et écoutez la musique, laissez-vous porter par les ambiances que crée le BM, et tout ira bien.
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1 commentaires:
Je suis bien d'accord, les petits branleurs "True dark de la mort qui tue", le kikoometal par excellence. Le BM est pourris par des petits branleurs qui se prennent pour des grands, parce qu'il y a 6 mois ils ont découvert Dimmu sur Youtube.
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