Quand j'y pense, la société dans laquelle nous vivons n'est pas si mal. Même si le consumérisme, l'addiction aux traditions, l'hypocrisie et tant d'autres choses encore me donnent un mal de bide tel que j'en éprouve parfois des envies de tout épurer d'un coup de couteau bien placé dans ma cage thoracique, non, le monde dans lequel nous vivons n'est pas si mal, parce qu'il pourrait être pire. Nous avons toujours démontré nous autres une telle capacité à foutre en l'air ce qui nous avait mis sur pied, que oui, ça pourrait être pire.
Et pourtant...
Et pourtant je ne la supporte pas, cette vie. Cet amas de sentiments ternes, fades, illusoires. Et je paie le prix fort pour ça, passant la plupart de mon temps la tête en dehors de mon corps. Est-ce un cadeau ? Ou n'est-ce qu'une drogue bon marché me permettant de supporter le fait d'avoir un arrière-goût de vomis dans le fond de la gorge en permanence ?
Les fictions les plus noires attirent mon attention, celles décrivant des mondes ravagés par la guerre et la maladie, où le fer a pris place aux cotés de la chair et où la survie est un luxe qu'on tente de se payer tous les soirs, où le seul espoir réside non plus dans une montagne verdoyante mais dans un tunnel de pixels.
J'envie ces mondes, je voudrais les connaitre, pour peut-être enfin user jusqu'au bout un corps qui ici n'est qu'affaibli, pour que ma vie soit enfin une tragédie, et non plus juste une simple dérive.
Il est peut-être temps de faire de ce rêve une réalité ; de déchirer de mes ongles le papier-peint trop bleu, de faire chuter les étagères, de retourner les tables. M'armer, faire sauter la tête des premiers venus, ou plus simplement prendre le premier train vers la dérive, la vraie. Toucher le fond, je crois que c'est ça dont j'ai besoin. Toucher le fond pour connaitre l'inspiration, pour enfin vivre, car quand se sent-on plus vivant que quand la lame nous arrache sang et larmes ?
La vie ne me parait que trop souvent un rêve éveillé. Il serait temps une fois pour toutes de plonger dans le rêve ou d'en sortir.
Mais tout ça, ce ne sont que des mots, et ils sont moches en plus. Tant pis.
Et pourtant...
Et pourtant je ne la supporte pas, cette vie. Cet amas de sentiments ternes, fades, illusoires. Et je paie le prix fort pour ça, passant la plupart de mon temps la tête en dehors de mon corps. Est-ce un cadeau ? Ou n'est-ce qu'une drogue bon marché me permettant de supporter le fait d'avoir un arrière-goût de vomis dans le fond de la gorge en permanence ?
Les fictions les plus noires attirent mon attention, celles décrivant des mondes ravagés par la guerre et la maladie, où le fer a pris place aux cotés de la chair et où la survie est un luxe qu'on tente de se payer tous les soirs, où le seul espoir réside non plus dans une montagne verdoyante mais dans un tunnel de pixels.
J'envie ces mondes, je voudrais les connaitre, pour peut-être enfin user jusqu'au bout un corps qui ici n'est qu'affaibli, pour que ma vie soit enfin une tragédie, et non plus juste une simple dérive.
Il est peut-être temps de faire de ce rêve une réalité ; de déchirer de mes ongles le papier-peint trop bleu, de faire chuter les étagères, de retourner les tables. M'armer, faire sauter la tête des premiers venus, ou plus simplement prendre le premier train vers la dérive, la vraie. Toucher le fond, je crois que c'est ça dont j'ai besoin. Toucher le fond pour connaitre l'inspiration, pour enfin vivre, car quand se sent-on plus vivant que quand la lame nous arrache sang et larmes ?
La vie ne me parait que trop souvent un rêve éveillé. Il serait temps une fois pour toutes de plonger dans le rêve ou d'en sortir.
Mais tout ça, ce ne sont que des mots, et ils sont moches en plus. Tant pis.


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